Anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie
Par Michel Therme le 8 mai 2010, 16:36 - Cérémonies - Lien permanent
La deuxième guerre mondiale sur le front européen cessa officiellement le 8 mai 1945 à 23 heures 01 précises en application de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie signée à Reims.

Samedi matin parc de la Tête d’Or à Lyon, la Préparation Militaire Marine de Lyon était présente lors de la cérémonie commérant la victoire de 1945.
La prise d’arme a débuté à 9 heures 15. Après avoir salué le drapeau du Service de Santé des Armées, le général Bout de Marnhac, gouverneur militaire de Lyon et le général Grandchamp, commandant la région de gendarmerie Rhône-Alpe ont passé les troupes en revue. A 10 heures 20, à l’issue des allocutions a eu lieu le traditionnel défilé militaire.
La cérémonie s’est terminée par un dépôt de gerbes sur l’île aux cygnes.
Le tournant de la guerre se produit lors de la bataille d'El-Alamein (Égypte), en octobre 1942. A partir de cette date, les armées allemandes subissent défaite sur défaite et reculent sur tous les fronts. En février 1945, la ville de Dresde (Allemagne) est écrasée sous les bombes. La jonction des troupes soviétiques et anglo-américaines a lieu le 25 avril 1945 au milieu de l'Allemagne, sur l'Elbe.
Le 30 avril 1945, le suicide d’Hitler, terré dans son bunker de Berlin avec son dernier carré de fidèles, sonne le glas des espoirs allemands.
Il revient à son successeur, l'amiral Dönitz, de demander la cessation des combats aux puissances alliées. Celui-ci envoie le général Alfred Jodl, chef d'état-major de la Wehrmacht, à Reims, au quartier général des forces alliées du général Eisenhower. Le général Jodl signe dans la nuit du 7 au 8 mai, à 2 heures 41, la capitulation sans condition de l'Allemagne. Les combats doivent cesser sur les deux fronts le 8 mai à 23 heures 01.
La nouvelle est communiquée officiellement le 8 mai à 15 heures. Les cloches de toutes les églises sonnent officiellement la fin de la guerre tandis que le général de Gaulle en fait l'annonce radiophonique. La population laisse éclater sa joie. À Reims, à Paris, la foule envahit les rues, entonnant la "Marseillaise" et des chants patriotiques.
Pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au cœur du IIIème Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique. Les Soviétiques, maîtres de la ville depuis le 2 mai, estiment, en effet, que la capitulation de Reims n'est qu'un acte préliminaire.
Cette formalité est accomplie le lendemain, 9 mai, à 0 heures 16, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov.
La France, signataire aux côtés des Alliés de ces deux actes, est représentée à Reims par le général Sevez et à Berlin par le général de Lattre de Tassigny. Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940.
Les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.
La reddition sans conditions de l'Allemagne nazie met fin en Europe à un conflit de six ans qui a fait plusieurs dizaines de millions de morts.
Le 8 mai reste une date symbolique, célébrée par presque toutes les communes. Cette journée commémore aussi bien la victoire des Alliés que la fin de l'oppression nazie sur l'Europe. Aujourd'hui, l'unité semble se faire autour du message à transmettre : la lutte pour la liberté et la démocratie. Maintenir la paix, dangereusement menacée aujourd’hui dans le monde, en majeure partie pour des raisons raciales ou religieuses.


