Des mini-drones pour les forces spéciales
Par Michel Therme le 9 avril 2010, 09:08 - Armement - Lien permanent
La Direction Générale de l’Armement (DGA) a livré au mois de mars, à l’état major du Commandement des Opérations Spéciales (COS), des systèmes de mini-drones de type Skylark 1 et Wasp.

Ces engins avaient été respectivement commandés en octobre 2009 à l'Israélien Elbit Systems et en novembre 2009 à l'Américain AeroVironment.
L'acquisition du Wasp, qui peut notamment être utilisé en milieu côtier, est destinée à mener une phase d'expérimentation opérationnelle et doit permettre d'évaluer la plus value pour les forces de ce type de micro-drone.
Les nouveaux systèmes d'Elbit Systems viennent, quant à eux, compléter une flotte de Skylark que la DGA a livré aux forces spéciales en 2008 et 2009.
Le mini véhicule aérien sans pilote (mini-UAV), Skylark 1, est un système conçu pour des missions de surveillance et de reconnaissance, les ajustements des tirs d'artillerie ainsi que la protection et la sécurité du périmètre d’opérations. Rapidement assemblé avant la mission il est lancé à la main. La version 1-LE du Skylark, ne pèse que 2 kilos, sa portée est de 15 kilomètres avec une autonomie de trois heures. L’altitude d’exploitation opérationnelle est de 15000 mètres. Après avoir terminé sa mission ce mini-drone ouvre un parachute et retombe vers le sol.
Quant aux systèmes Wasp, de la société américaine AeroVironment, leur entrée en service au sein des forces spéciales françaises vise surtout à évaluer leur potentiel opérationnel.
Le Wasp est un microdrone, développé à l’origine en collaboration avec la DARPA, c’est à dire l’agence du Pentagone pour les projets de recherche avancée en matière de défense. D’une masse inférieure à 500 grammes, il est lancé avec une catapulte à main. Silencieux et pratiquement indétectable, il évolue à des altitudes comprises entre 15 et 300 mètres. Son autonomie est d’une heure environ et, comme le Skylark, il est facilement récupérable.
Ces drones aux dimensions réduites présentent des avantages indéniables, ils sont facilement et rapidement mis en œuvre, leur taille et leur masse les rend aisément transportables et permet ainsi de garantir aux forces spéciales une réelle autonomie, et cela, à un faible coût.
Cependant, ils ont également des inconvénients, qui tiennent d’ailleurs à leurs qualités, ils ne peuvent pas emporter une charge utile trop importante, leur autonomie, limitée, autorise seulement l’exploration de zones restreintes et leur utilisation est soumise aux conditions météorologiques.
En service depuis 2004 au sein de l’armée de Terre, le SDTI a notamment été déployé au Kosovo de décembre 2007 à août 2008, avant d’être envoyé en Afghanistan, où il a effectué, depuis, plus de 260 sorties.
Le SDTI sert essentiellement à acquérir du renseignement, ce qui permet, entre autres, de définir des objectifs et de protéger les forces engagées sur un théâtre d’opérations.



