Les « Aff Mar », comme on les appellent, font partie du ministère en charge de la Mer (ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer). Administration d'État créée au 17e siècle par Colbert, elle exerce aujourd'hui des compétences très larges :

     • développement économique des activités maritimes : transport, pêche et cultures marines, aménagement et protection du littoral ;
     • administration des navires de commerce, pêche et plaisance, de la sécurité maritime ;
     • coordination du secours en mer, en liaison avec les moyens militaires ou civils, publics ou privés, la SNSM ;
     • administration des marins professionnels embarqués sur ces navires (régime social, travail à bord, santé et prévention des risques professionnels, formation) ;
     • coordination des politiques publiques maritimes notamment dans le domaine de la protection de l'environnement marin et du développement durable des activités maritimes ;
     • contrôle et police des activités en mer, navigation, circulation maritime, exploitation des ressources, pêche.

C'est l'administration qui a compétence générale sur le secteur maritime.

L'administration des affaires maritimes comprend :

     • Une direction centrale du ministère (DAM) ;
     • Quatre directions interégionales de la mer (DIRM) ;
    • Vingt et une délégations à la mer et au littoral (DML) au sein des directions départementales des territoires et de la mer (DDTM) ;
     • Des services dans chaque département ou territoire d'outre-mer ;
    • Cinq centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) en métropole et quatre centres outre-mer ;
     • Elle arme 3 patrouilleurs et des moyens nautiques côtiers qui assurent des missions de surveillance et contrôle en mer et participent à la fonction « Garde-côtes ».

Chaque année, le Ministère recrute et forme des cadres de catégorie A pour les Affaires Maritimes. Les métiers exercés sont placés au cœur des dispositifs de développement durable des activités liées à la Mer. Ces métiers associent les dimensions administrative, juridique, économique et opérationnelle. Ils sont particulièrement variés, tant dans les fonctions que dans la situation géographique, favorisent un apprentissage permanent et donnent un accès rapide à des responsabilités importantes. On notera enfin que ces métiers sont au carrefour des acteurs du monde maritime civil et militaire, en contact direct avec les gens de mer, et avec un très fort lien à l'international.

L'Officier du Corps Technique et Administratif des Affaires Maritimes (OCTAAM)

Officier de carrière de la marine nationale géré par le ministère en charge de la mer. Ses missions, techniques et opérationnelles, ont toujours des implications très concrètes sur le terrain.
Leurs missions :

     • intervient principalement dans le domaine de la sécurité maritime ;
     • inspecte les navires français ou étrangers en escale dans les ports français ;
     • coordonne les missions de recherches et sauvetages en mer ;
     • exerce une surveillance de la navigation, des pêches et des pollutions marines ;
     • veille au respect des réglementations nationales et internationales.

L'OCTAAM est amené à intervenir au sein des structures suivantes :

     • Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS). Les CROSS assurent dans leur zone de responsabilité la coordination des moyens publics et privés pour des tâches de service public : recherche et sauvetage, surveillance de la navigation maritime, des pêches maritimes et prévention des pollutions marines ;
     • Centres de Sécurité des Navires (CSN) : vérification que les navires français et étrangers satisfont aux règlements nationaux et internationaux concernant la sécurité en mer. Cette mission s'exerce notamment par des visites effectuées pendant la construction et l'exploitation des navires. Elle fait largement appel à des compétences techniques ;
     • Services de l'administration centrale ou les directions régionales : étude des dossiers des navires en construction, prévention des risques de pollution, représentation française au sein d'organismes maritimes internationaux, participation à la conception de la règlementation au sein du Ministère en charge de la Mer ou d'instances européennes ;

En fonction de son profil, l'OCTAAM peut être affecté au commandement d'un patrouilleur des Affaires Maritimes pour des missions de police des pêches et de contrôle en mer. Cette mission aborde les domaines juridiques, techniques et le pilotage du budget de fonctionnement de l'activité.

L’Administrateur des Affaires Maritime (AAM)

Il appartient à un corps d'officiers de carrière de la marine nationale géré par le ministère en charge de la mer. Cadre supérieur de l'administration d'État, il assure l'encadrement et la direction des différents services des Affaires Maritimes, avec des fonctions extrêmement variées pouvant l’amener à exercer à l’étranger en tant que conseil ou expert.
Il est appelé à exercer des responsabilités dans les services territoriaux des départements ministériels en charge de la Mer et du Littoral, comme adjoint puis rapidement chef de service. Il peut être affecté à Paris en Direction d'Administration Centrale ou détaché auprès d'établissements publics ou de préfets de région du littoral. Des postes sont proposés en France et dans les institutions communautaires (agences en charge de la sécurité et du contrôle des pêches).
Leurs domaines de compétence sont larges et concernent notamment :

     • l’application de la politique économique du département ministériel chargé de la mer ;
     • les interventions économiques de l’Union européenne et de l’État quant aux pêches maritimes, la conchyliculture et l’aquaculture ;
     • l’association aux opérations d’aménagement du littoral et de la protection de la qualité des eaux ; la préservation de l’environnement marin ;
     • l’application des réglementations internationales et nationales tendant à assurer la sécurité de la navigation maritime.

Leurs missions selon le poste occupé :

     • placé sous l'autorité des préfets ;
     • représente dans sa circonscription géographique le préfet maritime qui coordonne l'action de l'Etat en mer ;
     • participe activement au développement du transport maritime et de la plaisance, de la pêche et des cultures marines ;
     • contribue à la déclinaison locale des politiques économiques dans ces secteurs ;
   • veille à la bonne application des réglementations nationales, européennes et internationales concernant l'exercice de la pêche, de la navigation de commerce et de plaisance et l'exploitation du domaine public maritime, ainsi que la sécurité des navires ;
     • associé aux opérations d'aménagement du littoral et de protection de la qualité des eaux ;
     • coordonne et met en œuvre les moyens de sauvetage et de surveillance en mer au sein des CROSS (Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage), participe à la lutte contre la pollution des espaces marins, met en œuvre le dispositif opérationnel de contrôle des pêches ;
     • gère le régime social des marins professionnels, exerce le contrôle de l'état sur la formation, la prévention des risques et les conditions de travail des gens de mer.

Conditions d'accès au concours d'entrée à l'Ecole des Officiers du Corps Technique et Administratif des Affaires Maritimes (EOCTAAM)

     • être titulaire d'une licence ou d’un diplôme de grande école et âgé de 25 ans au plus ;
        ou
     • être officier marinier de carrière ou sous contrat, aspirant ou officier sous contrat des différents corps de la Marine Nationale, titulaire du baccalauréat de l'enseignement secondaire, âgé de plus de 26 ans et de 34 ans au plus et réunissant au moins 3 ans de service militaire ;
        ou
     • être officier marinier de carrière ou sous contrat, titulaire de l'un des brevets donnant accès à l'échelle de solde n°4 définie par les statuts particuliers de ces corps ou classé à ce niveau, âgé de 30 ans au moins et de 40 ans au plus et réunissant au moins 7 ans de service militaire ;
        ou
     • être officier de la marine marchande titulaire du diplôme d'études supérieures de la marine marchande et âgé de moins de 40 ans.

Les autres métiers des Affaires maritimes

     • Le métier d’inspecteur des Affaires maritimes
Leurs fonctions consistent à orienter et contrôler l’action des fonctionnaires et agents des services déconcentrés. Ils assurent des fonctions administratives et techniques de conception, de gestion et d’inspection dans les services des affaires maritimes et participent à la direction de ces services.

      • Le métier de contrôleur des Affaires maritimes
Les contrôleurs des affaires maritimes, corps de catégorie B, participent sous l’autorité de cadres civils ou militaires, à l’exécution des missions de l’État à terre et en mer, en matière de police, de sauvegarde des biens et des personnes et de réglementation des pêches et des cultures marines, ainsi qu’à toutes les tâches techniques, administratives et économiques qui incombent aux divers services dans lesquels ils peuvent être affectés.

      • Le métier de syndic des gens de mer
Sous la direction d’un contrôleur des affaires maritimes, le syndic des gens de mer (corps de catégorie C) participent à l’application des lois et règlements relatifs à l’administration des navires, des gens de mer et autres usagers maritimes, au régime social des marins, aux pêches maritimes et aux cultures marines.

      • Les métiers rattachés à l’administration des affaires maritimes
Professeur technique de l’enseignement maritime, officier de port, officier de port adjoint, personnels des phares et balises. Les écoles des affaires maritimes n’interviennent pas dans les formations à ces métiers.