Le Président de la République a une nouvelle fois justifié vendredi la cure d'amaigrissement imposée en 2008 au secteur de la défense qui prévoit notamment la suppression de 54.000 postes civils et militaires d'ici 2015.
« Nous devons avoir une armée française aux meilleurs standards. Je le dis à nos élus, l'armée française est en charge de la sécurité des Français, pas de l'aménagement du territoire. Trop longtemps, on a fait jouer à nos armées un rôle qui n'est pas le leur », a-t-il dit. « Je sais bien que tout ceci est douloureux, change des habitudes et provoque des inquiétudes, mais les réformes nécessaires il faut les faire tout de suite, (...) c'est comme ça que vous aurez les meilleures conditions pour faire votre travail », a affirmé le chef de l'État.
Le président a évoqué les efforts budgétaires consentis par les armées, efforts qui ont permis l’arrivée de nouveaux matériels. « Grâce à eux, nos soldats vont gagner en sécurité, en mobilité, en efficacité », a-t-il ajouté. Il a conclu son discours par une évocation du devoir de mémoire comme « la fervente obligation de transmettre le sens de la continuité aux nouvelles générations. »
Plusieurs centaines de soldats ont participé à cette cérémonie (le 3e RIMa et des délégations de régiments de retour d’Afghanistan), marquant le deuxième déplacement de Nicolas Sarkozy à Vannes en quatre mois. Le 11 septembre, il avait présidé un hommage à deux soldats du 3e RIMa tués en Afghanistan.

Vœux du Président de la République aux Armées