La première tôle de la deuxième frégate française, baptisée Chevalier Paul, est découpée le 1er décembre 2003 à DCN Lorient.
Le Chevalier Paul est mis sur cale le 13 janvier 2005 à Lorient.
Le 12 juillet 2006, mise à flot de la frégate.
Elle effectue sa première sortie en mer, le 13 novembre 2007, suivie d'une quinzaine de jours d'essais à la mer.
Sa deuxième période d’essai à la mer est programmée du 18 mars au 5 avril 2008.
Le Chevalier Paul appareille le 16 novembre 2008 pour une semaine d’entraînement à la mer centrée sur un exercice intitulé «Global sea trial». C’est la première fois que la frégate prend la mer avec un équipage au complet pour conduire des exercices variés et éprouver les capacités de son système de combat et des marins qui l’arment. Jusqu’à ce jour, les sorties étaient en effet consacrées à des essais menés avec l’industrie pour valider étape par étape les termes du contrat avant livraison à la Délégation générale de l’armement et à la Marine.
Le lundi 24 novembre 2008, la frégate quitte Lorient pour Toulon.
Le vendredi matin, 28 novembre 2008, le Chevalier Paul franchi, pour la première fois, les passes du port de Toulon. Affectée à la force d'action navale, la FDA va poursuivre en Méditerranée la mise au point de son système de combat et de son système d'armes.
La frégate Chevalier Paul, de la classe Horizon et de type Forbin, dernière frégate de défense aérienne est acceptée par la Marine nationale française ce lundi 21 décembre 2009. Son numéro de coque est le D621.
Placée sous le commandement organique d'ALFAN (amiral commandant la force d'action navale), l'équipage va maintenant soumettre le bateau à l'évaluation de ses caractéristiques militaires à la mer, notamment au cours d'un déploiement de longue durée. À l'issue de ces essais, la Marine nationale pourra prononcer l'admission au service actif du bâtiment qui marquera le début de la vie opérationnelle du Chevalier Paul.
Premières unités de combat construites en coopération européenne, les frégates antiaériennes Horizon rassemblent la France et l’Italie. Le programme prévoit le renouvellement de la composante défense aérienne de la flotte. Les frégates de défense aérienne participent à des missions de lutte et de commandement des opérations aériennes en mer et depuis la mer. Elles concourent également à des missions de projection de puissance et de forces, et de protection d’un groupe de bâtiments peu armés. Le Chevalier Paul est le troisième bâtiment du nom.
Le coût du programme, côté français, est de 2.7 milliards d'euros, un budget très important qui a entrainé l'annulation de la commande des troisième et quatrième frégates, ces unités devaient entrer en service en 2012 et 2014 pour succéder aux Cassard (1988) et Jean-Bart (1991). Ces dernières seront finalement remplacées, vers 2020, par une version antiaérienne des Frégates Européennes Multi-Missions (FREMM), variante dénommée FREDA (FRégate de Défense Aérienne).
Le visage futur de la Marine, à l'horizon 2020, peut se décrire ainsi: onze FREMM, deux frégates de défense aérienne et cinq frégates anciennes Type 70 et FAA. Plus les La Fayette et les Floréal, en navires de second rang.
Le format actuel de la Marine est de deux frégates de Défense aérienne (Forbin et Chevalier Paul), toujours aux essais, deux frégates antiaériennes (Cassard et Jean Bart), deux frégates anti-sous-marines Type 67 (Tourville et De Grasse) qui devraient être retirées du service à cause du vieillissement de leurs chaudières à vapeur, sept frégates anti-sous-marines Type 70 (classe Georges Leygues) auquel on doit ajouter neuf avisos A69, ainsi que les cinq frégates La Fayette et six frégates de surveillance Floréal.

Frégate type Horizon

Caractéristiques techniques

     • Déplacement moyen : 7 000 tonnes
     • Longueur hors tout : 153 mètres
     • Largeur maximale: 20 mètres
     • Propulsion : 2 lignes d'arbre CODOG (turbines à gaz ou moteurs diesel)
     • Vitesse maximale : 29 nœuds.
     • Équipage : 195 marins (+ un état major de 20 personnes)

Remarque : L'évolution de l'automatisation permet aujourd'hui une mise en œuvre avec un équipage de 195 marins, alors qu'elles nécessitaient 250 hommes pour les frégates anti aériennes F70 (Cassard, Jean Bart) et 346 pour les frégates lance-missiles de type Duquesne.